Mardi 13 janvier 2009

Il y a peu, parcourant les journaux en ligne, et passant d'articles en articles, comme un somnambule déambule au hasard, je suis tombé sur une information qui m'a arrêté. Oh, certes, anodine en comparaison des drames humains qui sévissent en ce bas monde, et bien moins croustillante que les derniers écarts de la presse people qu'on étale à grands coups de rouleau compresseur, mais qui a provoqué une sorte d'effroi au niveau de mon sac de billes.

Il paraîtrait qu'au Japon, des chercheurs seraient sur une piste, et sur les préludes d'une méthode pour décrypter les rêves.

Pour ma part, bien que je considère comme une véritable calamité de ne pratiquement jamais me souvenir de mes rêves, cela pourrait être une délivrance. Alors que m'est interdit cet état transitoire au réveil, où les bribes de souvenirs des images du monde des songes restent encore, même floues, et laissent une impression étrange, cela serait même une bénédiction. Je me surprend même à rêver que je fais des cauchemards, juste pour ne pas sortir d'une nuit avec un sentiment de perte.

Pourtant, je prends ça comme un outrage, un viol. Non, je ne veux pas pouvoir consulter mes songes emprisonnés sur écran plasma entre la douche et le petit dejeuner, et que cela soit codé, crypté, comme un langage synaptique rationnel, et chimique. Qu'au contraire, il reste l'alchimie de cette terre encore vierge, préservée autant que possible malgré les volontés psychanalytiques qui rattachent une cuillère phosporescente en lévitation au traumatisme d'une bouillie trop chaude durant la petite enfance.

Et au delà de ça ? le commerce de rêve ? Avec une option Total Recall ? Une banque de données autour du monde, et l'accès direct à l'intimité des autres par le biais d'une simple clef usb ? Ce n'est pas tout a fait de cette façon là que j'imaginais le "dream work", avec le slogan qui ferait se retourner Marthin Luther King dans sa tombe "If you have a dream, change it for cash !" Un outil de suspicion et d'investigation, aussi bien en milieu conjugal que policier, où les couples, actuellement, déjà, fragilisés par l'air du temps, devrait même lorsqu'ils dorment ensemble se montrer patte blanche, et où un simple mandat permettrait à des inconnus en uniforme de visionner et d'interpréter les images d'une nuit agitée comme une pièce à conviction potentielle à présenter lors d'un procès pour, soit disant, définir le profil psychologique de l'accusé ?

Je fabule et je science-fictionne peut-être, certainement même, mais mon sac de bille me chuchotte tout bas, d'une voix tremblante qu'il ne veut pas être enfermé par Big Brother pour le motif de songe non-conforme.

Quitte à choisir, je préfère encore que personne, et pas même moi, ne connaisse mes rêves. Et si cela me manque, je demanderai à Morphée de venir faire une partie d'échecs lors de mes nuits sans sommeil, et j'écrirai alors mes rêves éveillés, en prenant dans un souffle nocturne l'inspiration d'une pensée venteuse et fugitive que mon inconscient me refuse, mon sac de billes rassuré et blotti contre moi.

Laissez passer les rêves, ils ne font que cotoyer notre dimension, et nous effleure d'un voile d'allégresse, de joie, de nostalgie, de colère ou d'interdit, en laissant juste une trace de leur passage. Certains mythes évoquent des créatures incontrôlables, tapies dans les profondeurs de notre inconscient, en explorer les abysses feraient naître à coup sur le croque-mitaine. L'incarnation dans une enveloppe charnelle des démons de l'humanité, déjà bien proches, sera t'elle le fait d'une science trop curieuse ?

Nous avons proclamé le droit de vivre, de s'exprimer, de différence, de croyance, et que sais je encore, faut-il coucher sur papier que nous avons aussi le droit de rêver ?

Par konda galner - Publié dans : petites pensées furtives
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Jeudi 11 décembre 2008

Un des grands fantasmes science-fictif de l'homme a toujours été de voyager dans le temps. Certaines pistes usant de sciences physiques furent explorées, et on s'interroge d'ailleurs beaucoup sur la présence d'une De Lorean à l'ère paléontholitique. Quelques illuminés ont avancé que les dinosaures n'étaient pas si cons que ça, finalement, mais étaient totallement dépourvu d'un sens évident de la mesure, D'autres, plus rationnels, se sont plus tournés vers le voyage temporel. Mais il est une piste qui n'a, jusque là, pas encore été considérée : la piste sociologique.

En effet, il a été souvent considéré que certains êtres soit disant évolués ont pu régresser sévèrement sur l'échelle de l'évolution dans des circonstances particulières. Il est clair que l'effet éthylique produit généralement le retour de l'homo pas si sapiens que ça vers l'australopithèque. N'y aurait là, une faille spatio temporelle du à une reaction chimique de l'éthanol sur les cellules synaptiques, provoquant une distorsion localisée, mais certaine, au niveau de l'encéphale du sujet ? C'est ce qui m'a mis sur la voie. Et j'ai continué d'observer pour me rendre compte qu'il y avait un moyen évident : la nature féminine. Ou plutôt, sa silhouette, car, à voir le comportement d'hommes de cro-magnon que peuvent adopter immédiatement les hommes devant une jolie naiade, il est indéniable qu'il y a, là, une clef du voyage dans le temps. Ainsi, une jolie paire de hanches est le catalyseur essentiel permettant le retour dans le temps sur l'échelle de l'évolution humaine.

Nous pouvons donc supposer, d'après les études physiques, sociologiques, et cinématographiques que, pour voyager vers le passé, il est obligatoire de disposer d'un sujet de type mâle, sous l'emprise de l'éthanol, devant une superbe créature féminine. Il est à comprendre que, la masse corporelle suivant la masse cérébrale, la première part de son être partant vers le passé est son intelligence. Un sujet de type "stupide" serait donc plus facile à faire voyager, le con serait donc vecteur temporel  ? Pas si sur, si on considère le point de vue physique : en effet, il faut à ce titre que les synapses génèrent un courant électrique suffisant pour produire la puissance nécessaire à ouvrir une faille. Or, pourvu de peu de matière grise, l'imbécile génèrera difficilement de lui-même l'énergie voulue. Et, à contrario, cette dernière devra être plus importante dans le cas d'une intelligence plus développée. Pour parvenir à la catalyse souhaitée, peut-être faudra t'il alors électrocuter le sujet.

Certaines observations naturelles tendraient à valider cette théorie, notamment, un grand nombre de cas de combustions spontanées auraient eu lieu en présence d'une belle femme. Se pourrait il que l'enflammé, plutôt que de voir passer son être de vie à trépas ait réussi, sans le vouloir, à retourner vers une lointaine époque du passé, où l'hhumanité n'était encore qu'a ses débuts, et maniait plus facilement la massue que la plume ? Ne dit on pas d'ailleurs des prédisposés au saut temporel qu'ils sont "à la masse" ? (se rendre compte, pour le voyageur involontaire, que la déesse qu'il avait sous les yeux s'est soudain changée en sa belle m... en vélociraptor, a du être un choc trop brutal pour lui. Je pense qu'il est probablement décédé d'un arrêt cardiaque...)

Un être particulièrement obsédé par une femme peut involontairement générer des sauts quantiques fréquents et perpétuels, guidé uniquement par son inconscient de vouloir posséder la belle. Un cas spectaculaire fut étudié à Punxsutawney. A noter que les scientifiques ne pouvant réellement le suivre dans ses déplacements, ils n'ont pu effectuer qu'un seul jour d'étude réellement. Et ce fut un fiasco total, scientifiquement parlant. Le projet hibernant depuis dans les fins fond des archives, il a été surnommé ironiquement le projet "Marmotte".

En corrollaire, je me pencherai par la suite sur les effets de la castration sur les possibilités de l'exploration de l'avenir. Les femmes, vers l'infini et au-delà. Elles nous font même changer d'époque...

Par konda galner - Publié dans : délires
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Mardi 9 décembre 2008

Pour une fois, je vais me lancer dans la politique. Une fois n'est pas coutume, me direz-vous, ne vous inquiétez pas, vous ne m'y reprendrez pas. On est tous d'accord pour dire que nous vivons dans un monde de merde, où rien ne va, tout part de travers, et où on se dirige peu à peu vers un système totallitaire surveillé et militarisé. (Regardez bien dans les cabines d'essayage dans les magasins, ou sinon, ironiquement, souriez, vous pourriez être filmés.) On a le même système politique inerte depuis des lustres, avec aucun espoir de changement, si ce n'est une reconstruction globale après une crise humaine sans précédent, comme on a si bien su le faire déjà par le passé. Alors certes, la classe dirigeante se fond dans un marasme d'immobilisme apathique, avec un retour à l'état naturel pour leur appendice buccal (Touchez ma langue monseigneur, ca porte bonheur) Mais il faut dire aussi qu'ils ne sont pas aidés, car, pour faire avancer un troupeau d'ânes braillards, vers une direction commune, ce n'est pas une sinécure. Alors au final, qu'est ce qui pêche en tout premier lieu ?

C'est simple pourtant. Les valeurs... Vu que les seules - implicitement - réelles sont le pouvoir et l'argent, l'un étant le corrolaire de l'autre, et réciproquement, et que l'intérêt, le plaisir et la jouissance priment sur l'être, qu'il suffit bien souvent de paraître pour être, d'ailleurs, comment voulez vous que nous sortions de ce bourbier où le social n'est présent que lorsqu'il sert nos propres intérêts ? On revendique les droits, on occulte les devoirs, on exige le respect, sans pour autant savoir ce que cela signifie, vraiment, ni même l'appliquer soi même. Et tout ceci au nom d'une sacro-sainte conception individuelle de la liberté. Tous pourris, les politiques, oui, aucun doute, c'est bien normal, à la base, ils font partie du troupeau. Alors quoi ?

Une solution simple. Supprimons l'argent. Imaginez une seconde, un monde où aucun être ne devrait obtenir ce qu'il a par une valeur d'ordre pécuniaire, mais parce qu'il est à sa place, que chacun fasse ce pour quoi il est doué, utile, et ce qu'il lui plait, et où les échanges ne seraient pas soumis à une valeur fictive mais à la bonne volonté de chacun. L'enseignement se ferait par la découverte et l'exploration des divers domaines de compétences, non pas imposés, mais recherchés pour chacun. Avec un certain retour vers des maitres d'apprentissage, qui n'essayeraient pas d'expliquer forcément à un potier doué ce que c'est qu'une intégrale gaussienne, et son application dans l'utilisation quotidienne d'un GSM, mais qui lui enseignerait son savoir faire. Où la valeur de l'être serait reconnue et récompensée, et pas l'opportunisme et la manipulation. Imaginons encore que le plombier viendrait non pas parce qu'il va être payé, mais parce qu'on lui a demandée. L'émergence des emplois verts façon "prenons soin de la planète, c'est elle qui nous porte quand même !" aussi. Certes, cela ressemble beaucoup à l'anarchisme, dans toute son utopie, alors soit, je suis anarchiste. Mais tant qu'à être rêveur, autant choisir la plus belle des utopies.

Quels avantages ? Déjà, le retour au plein emploi, non pas parce qu'il FAUDRAIT travailler, mais juste parce que cela serait dans les mentalités d'être utile. L'extension des domaines d'activités, car il serait nécessaire d'avoir plus de plombiers, de garagistes, de fleuristes, de médecins, bref, de tout, parce que la demande serait nettement plus importante, et auxquels nous ne faisons pas appel plus souvent par faute de moyen. La refonte complète du système d'éducation, en le faisant plus personnel, et non plus le sifflet et le chien de garde des enseignements généraux de masse. Ca ne peut pas exister, me rétorquerez vous ? Mais détrompez vous... Ca a existé, et ça subsiste encore, dans les tribus primitives, où tous trouvent leur place dans un groupe. On en trouve même parfois une parodie grotesque à Koh Lanta. Peut être que certains ne sauraient pas - ou mal - lire et compter, mais peut etre aussi auraient ils des connaissances en herbologie, en menuiserie, qui seraient profitables, reconnues, nécessaires, et respectées, à tous. Il suffirait - que le mot est simple.... - d'étendre la même manière de faire à une échelle macroscopique, puis mondiale, et non plus groupusculaire.

Oh, je sais bien que je m'illusionne, et que c'est une douce musique à jouer sur un comptoir de bar, et je sais bien que tant que la jalousie, l'envie, et le désir de possession et de domination resteront des parties intrinsèques de l'humanité, cela demeure impossible. Mais si un jour....Alors la rédemption ne viendra pas d'un sauveur que l'on proclame à chaque élection américaine, qu'il est bien et qu'il a tous les pouvoirs de Superman, mais d'une évolution de l'âme humaine. Dans son ensemble et d'un seul bloc. Ghandi avait commencé, Jesus bien avant lui (S'il vous plait, je ne parle pas du fils de Dieu, mais du personnage historique...) Et si ces noms restent encore dans l'Histoire, c'est qu'ils ont trouvé un écho. Arrêtez de vous plaindre parce que vous n'avez plus droit gratuitement à la 32eme chaine sur votre bouquet cablé, tout le monde s'en fout, excepté les inconditionnels de la 32eme chaine, et regardez déjà ce que vous pouvez faire autour de vous.

Ah, et j'oubliais..........

Votez pour moi.

Par konda galner - Publié dans : délires
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Vendredi 14 novembre 2008

On croise des quantités de personnes dans nos vies, certaines qui s'effacent au fil du temps, les routes s'éloignant doucement, et dont on se rappelle parfois les soirs de nostalgie, ou en ressortant un vieil album photo. D'autres avec lesquelles on se fache, souvent pour une broutille qui froisse notre égo. Et que l'on regrette ensuite, avec un reste de fierté malsaine qui nous forcera à ne pas faire un pas, mais pas suffisamment tenace pour qu'on refuse qu'il soit fait. D'autres disparaissent autrement.

J'aimais ton contact naturel facile, ta persévérance, ta curiosité, et ta générosité. J'aimais ce côté ouvert, cet esprit libre, un peu nonchalant et téméraire, avec une méthode de vie style "on verra bien". Il y a peu de personnes que j'accepte dans mon entourage, et tu  étais de façon évidente l'une d'elle. Et tu es parti pourtant... Et déjà tu me manques...

Je me souviens de cette bonne humeur permanente qui rendait le sourire contagieux, de quelques éclats de rire fabuleux, aussi. Je veux garder ça en mémoire, et faire que l'image de la dépouille raide et froide disparaisse. Je ne sais pas pourquoi ou comment tu es parti. Pour moi, volontaire ou accidentel, ça n'a finalement pas grande importance. Tu n'es plus là...

Salut à toi, ô p'tit frère.

E.L. parti le 14 Novembre 2008

Par konda galner
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Dimanche 26 octobre 2008

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, quand j'assiste à une scène guimauve extrême, où deux amoureux se jurent fidélité éternelle parce que "oh mon amour il n'y a que toi sur cette Terre, et que mon coeur tu l'as volé et que c'est la meilleure chose qui me soit arrivé, et que si jamais tu disparaissais je ne sais pas ce que je ferai", le tout sur un air de violon gêmissant, avec la lumière de la lune qui focalise sur le couple épris, les yeux dans les yeux et les mains unies, un léger vent faisant onduler leurs cheveux et leurs vêtements, donc, je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis partagé entre l'écoeurement d'avoir ingurgité trop de marshmallows, et la tentation d'éclater d'un rire ironique devant le ridicule de la scène.

Non que je sois contre la monogamie et la fidélité, quelquepart, ca a quand même le mérite, au delà des contraintes d'existence limité que cela implique et les frustrations évidentes que cela induit, de pouvoir stabiliser une cellule familiale et parentale. "Ton père ? Oh, ben ca doit être un de ceux là.... Ou un gars du quartier....." J'hésiterai un p'tit peu à un moment, à donner une réponse comme ça. Surtout en ma condition d'apparenté à la gente masculine, d'ailleurs... Mais il faut bien reconnaitre, que, les blâmes et vindictes religieux dénonçant les agissements du malin dans ces débauches de luxure éffrénée écartées, la monogamie est contre natures. Et non, il n'y a pas de faute dans ma phrase précédente, j'insiste sur le pluriel. Je ne suis pas monogame. Monogames à la rigueur....

En effet, étant hautement schizophrène, une quelqu'une peut s'attirer mes attentions, parce qu'elle correspondra à ma facette du moment. Or, qu'en sera t'il lorsque le romantique ténébreux version poète nostalgique maudit baignant dans le marasme métaphysique mélancolique des réalités parrallèles nées des "ahhh si j'avais agi autrement à ce moment là..." (Oui, on se demande quelquepart ce qu'on peut trouver d'attirant chez un être aussi pathétique...Mais bon, il paraît qu'en ce qui concerne les dégoûts et les couleuvres, il ne faut pas réfléchir aux raisons des autres...) se métamorphosera en mysanthrope psychopathe et sociopathe, avec une tendance prononcée à la flagellation mentale ? La quelqu'une qui était certainement à ce moment là dans ses élans d'infirmière du mycocarde démêleuse de neurones se retrouvera dépassée par un être qu'elle ne connait absolument pas. Et qui n'a pour elle aucune considération. Ceci n'étant qu'un exemple parmi tant d'autres, bien sur. Mais en réfléchissant à toutes les facettes qui forment une personnalité, et à ses tendances maniaco-hasardeuses à se modifier aux pires moments (Question d'esprit de contradiction, on espère ce qu'on a pas, et on se fout de ce qu'on a....), l'être humain aurait du avoir à la place de la tête un Rubicube, dont la position déterminerai l'état d'esprit instantané. Alors pour trouver la perle rare, et vivre cet idylle de conte de fée qu'on présente naivement dans les films de série Z, les séries et feuilleton de la ménagère de moins de 50 ans, et les romans d'Arlequin - Heu, non pas ça en fait, c'est pas tout à fait le même concept - il faudrait que l'autre s'adapte exactement et de manière naturelle à la face que l'on présente à tout instant. Bon, faut pas déconner, personne n'ayant envie de n'être que le reflet de quelqu'un d'autre, même si c'était possible, personne ne le ferait.

Alors quoi ? Au final, je suis schizogame : En effet, chacune des personnalités qui compose ma schizophrénie est monogame.  Que l'infaillible me jette la première pierre. Et pourtant.....  Je rêve d'unicité....

(PS : Pour les p'tits savants, OUI, je sais pertinemment que mon néologisme né de la contraction de deux mots est un terme déjà existant, mais je trouvais une certaine touche d'humour, vu sa signification à l'utiliser dans ce cas là....)

 

Par konda galner - Publié dans : délires
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Dimanche 26 octobre 2008

Depuis longtemps, j'ai envie de coucher sur papier et de regrouper quelques pensées et phrases éparses sur des thèmes divers et de les regrouper en un recueil. Je ne l'ai jamais fait jusque là, mais les "syllogismes de l'amertume" que l'on m'a prêté, et que je me dois de rendre, m'ont relancé dans cette idée.... Aussi, voici quelques extraits d'un thème en cours.



Hurlement : Quintessence du murmure que l'âme laisse vocalement sourdre lorsqu'il arrive à son paroxysme.

 


Le jongleur de verbe actuel doit, s'il veut être entendu, allier la finesse du garçon-boucher au sourine cynique de l'orfèvre.


Le cauchemar de l'écrivain : réaliser la biographie du Néant


Le Cri, le Soupir, et le Sanglot sont les trois couleurs vocales primaires que diffracte le prisme des états de l'âme.
Et le Rire, me direz vous ? Simple conjonction temporelle d'un Cri, et d'un spasme physique.


J'exprime ce que je veux, et je veux ce que j'exprime. Comme quoi, l'absolu du contentement est dans la parole.


Dispute : Joûte où les adversaires utilisent des mots acérés en guise d'armes de jet.


Monologue : narcissisme du Dialogue


Seul l'inconnu effraie : un mauvais rêve provoque un réveil en sueur et en sursaut, parce qu'il est consciemment opaque, alors que le cauchemar d'un jour d'existence n'induit qu'une lassitude routinière.
L'inconnu : la passerelle entre le blasé et le terrifié.


Le célèbre sans talent prenant la plume de l'écrivain : la rencontre entre une benne a ordures et une presse à imprimer, ou la visite de Midas à la dechetterie.


Avant, le cri était la libération de l'âme. De nos jours, la pudeur morale l'interdit, et les psys le canalisent et l'étouffent. cette camisole spirituelle fait que tous se sentent mal-âmes.


La rage est le sentiment le plus puissant de l'âme humaine : il maintient la cohésion de l'être alors que tout tend à la fendre.


L'enfer et le Paradis n'ont rien de divin, ils naissent des mots que l'on prononce. Et le Purgatoire ? La torture que l'on éprouve avant, lors d'une hésitation ou d'une lâcheté, et après, pour un remord ou un regret.


 Il y a, dans le non-dit, l'infinité de ce que nous avons refusé. Et qui nous blesse de par ses points de suspension.


 Le pardon est une utopie : toute blessure laisse une cicatrice qui conditionne, même inconsciemment, l'attitude à venir envers l'agresseur. Lancinante, elle espère être réouverte et appelle l'autre à renouveler sa faute. Pardonner consiste à revenir à l'état d'esprit précédant la brûlure, et passe nécessairement à ce titre par l'oubli. La mémoire étant marquée d'une scarification indélébile, le Pardon ne peut exister que sous forme de simulacre. Au final, il n'est possible de pardonner que ce qui ne compte pas, et ce pour quoi c'est inutile.

Ou, à la rigueur, en usant de lobotomie....


 Si Torquemada s'était attelé à l'étude de l'âme humaine par des écrits poétiques plutôt que de se repaître de la douleur des corps, il aurait créé des verserts de sang.


 Le rêve est le fil d'Ariane de la conscience qui justifie les pires exactions dont est capable celui qu'il possède afin qu'il soit accompli..


 J'ai longtemps cherché égoïstement en l'Amour le reflet de mon âme. Quelle erreur... J'ai trop tard réalisé que mon miroir passait avant tout par une reconnaissance de l'autre. Ne me connaissant pas, mon narcissisme ne peut, à mon propre égard, qu'éprouver au mieux du mépris, au pire de la haine.

Par konda galner - Publié dans : petites pensées furtives
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Mercredi 10 septembre 2008

N'étant que plagiaire et emprunteur de rythmique, je ne puis que m'excuser devant ce grand auteur, cet interprète qui encore, parcourt les salles alors que sa carrière n'a plus rien à envier à beaucoup, d'avoir ainsi assombri d'un voile de jais les traits de sa chanson... De préférence, pour tout interprète sur cette version bien moins travaillée que l'originale, à l'orgue, avec un écho d'outre-tombe.



Vers les limbes, où l'effroi de mes nuits me glace l'égo
Il m'arrive de vivre l'insomnie de mes idéaux
Parsemés d'une odeur sucrée d'un avenir perdu
Où des visions descendent telles des anges déchus
Et sans age
De leurs ailes de cachemire, ils génèrent les vents
De fièvres et de délires aux sifflements tranchants
Et sauvages
Moi qui fut bercé toute ma vie de baisers, d'aurores
Je parcours les méandres de l'ennui, l'abandon des corps

Emmenez-moi, au bout de l'Ether
Emmenez moi au pays des chimères
Il me semble que les cerbères
Auraient les charmes pour me plaire

Dans les bars, entouré d'autres sourds, et sortes de malandrins
L'alchimiste me distille l'oubli dont l'âme a besoin
Réfugié dans la confusion d'un nuage éthylique
J'ai rompu ma raison avec un rire cynique
Salutaire
Où des filles sans saveur m'enjolent de sourires
Partagent mes ardeurs de prophète d'une ire
Lapidaire
Quand mes yeux ferment et que les malins rejoignent leurs consorts
Je retrouve mes anges de fer, et signe leur accord
 
Emmenez-moi, au bout de l'Ether
Emmenez moi au pays des chimères
Il me semble que les cerbères
Auraient les charmes pour me plaire

Un beau jour, comme la figure de proue de la barque de Charron
Pour partir, je livrerai l'eco, d'or ou de charbon
Et qu'il me mène au loin, au gré de ses dérives,
ou l'on parcourt les plans, et illumine les villes 
Les Edens
Où les naiades me font signe, d'un geste de la main,
M'invitent à les rejoindre et mes sens me vrillent
De poèmes
Je fuierai laissant là mon cadavre, ma vide enveloppe
mon bagage de chair delaissé, je rirai encore

Emmenez-moi, au bout de l'Ether
Emmenez moi au pays des chimères
Il me semble que les cerbères
Auraient les charmes pour me plaire

Par konda galner - Publié dans : quelques vieux écrits
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Lundi 8 septembre 2008

Il était une fois une étoile filante qui traversait la Voie Lactée, parcourant la vaste galaxie comme un électron libre, elle riait en regardant, sur son passage les astres sédentaires, qui ne faisaient que dériver autout d'un centre gravitationnel. Elle semait ses poussières partout où elle passait, faisant éternuer les vieux soleils bougons en de vastes langues de flammes. Seule sa course comptait pour elle, et elle ne trouvait son bonheur qu'au plus haut de sa vitesse.

Un jour, alors qu'elle s'approchait de notre système, elle remarqua une planète toute bleue, autour d'une jeune étoile, troisième au milieu d'une série de neufs. Oh, il y avait sur les autres de belles choses à voir, les anneaux de Saturne, le froid glacial de Pluton, ou le chaos infernal de Jupiter, mais rien qui ne fit qu'elle s'arrêta. Ce minuscule grain de Terre se distinguait en cela : il abritait la vie. Intriguée, la petite étoile filante fit une chose qu'elle n'aurait jamais pensée possible : elle ralentit, incurva sa course pour se rapprocher, et s'arrêta, fascinée par ce spectacle totallement nouveau pour elle. Or, il est bien connu qu'une étoile filante ne peut se mouvoir que grâce à son ciel de traine, un nuage stellaire de poussières aspirées par son élan lors de sa naissance, et qui ne lui restent attachées que par sa vitesse. Le nuage s'effilocha et tomba vers la Terre, en un scintillement d'or, qui donna naissance sur l'ensemble du globe à la première aurore boréale.

L'humanité n'était alors qu'à ses balbutiements, mais les hommes levèrent les yeux vers le ciel, happés par l'insolite et magnifique événement. Ils furent enveloppés et imprégnés par les poussières d'étoile et ce don du ciel fit germer et s'éveiller peu à peu en eux le côté artistique, créateur, l'imagination et la capacité de rêver. Depuis, les hommes contemplent parfois admiratifs la voûte céleste, avec une émotion qui leur est encore insaisissable. Et la petite étoile, me direz-vous ? Elle est toujours là, elle a perdu son aptitude à se mouvoir, et a pris sa place, fixe, au sein de la galaxie. Parfois, elle repense avec nostalgie à lépoque où, jadis, elle filait entre ses grandes soeurs, en éclatant d'un rire silencieux dans le grand vide spatial. Mais elle ne regrette pas, car elle veille sur la Terre comme un Dieu protecteur, insufflant par les particules d'elle-même qu'elle a léguées à ceux qui savent l'écouter l'inspiration et le talent qui déferle en un souffle sur le plus modeste des artistes amateurs. Parfois, lorsqu'ils se sentent vides, et qu'ils sont à la poursuite de ce qu'il leur manque pour continuer leurs oeuvres, ils lèvent les yeux inconsciemment à sa recherche, et lorsqu'elle les trouve, elle sublime leurs visions de son souffle.

Ecoutez les étoiles, elles vous parlent.

Par konda galner - Publié dans : histoires courtes
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Lundi 1 septembre 2008

J’ai été mandaté sur cette Terre pour décider des prémisses de ce que vous appelez l’apocalypse. Certainement pas comme les écrits la dépeignent, oh, non, Saint Jean était un être lyrique illuminé, soutenu dans sa prose au moment de ses prophéties par les fantasmes macabres de quelque entité dérangée. Il n’empêche que, bien que totalement erronée, son œuvre maîtresse, même pour un humain, se révèle magnifique autant que terrifiante, distillant la terreur et l’abomination d’un massacre sans nom au point de créer au sein de l’essence même du carnage une beauté artistique fabuleuse. Mais je m’égare…. Non, il a été décidé par les instances… supérieures… que je serais juge de l’humanité, bien que n’en ayant pas connaissance au départ… Cela, je l’ai appris de mon père, plus tard … Le cadeau qu’il m’a fait en me révélant la teneur réelle de ma mission était pour moi comme ouvrir à nouveau la boite de Pandore, et en assimiler tout le contenu. Imaginez simplement qu’il vous soit ordonné d’ôter la vie à deux êtres régulièrement, sans aucune autre consigne. Que vous soyez contraint d’accomplir cette tache sordide, sous peine qu’elle ne s’impose à vous. En bon Exécuteur docile, exalté par l’attrait et la liberté qui vous sont servis sur un plateau d’argent pour sa première mission, quelle joie cela peut donc représenter ! Et quelle naïveté… Alors même que j’éteignais la vie d’un être, alors même que, ignorant les conséquences de mes propres actes, j’arrachais les âmes de ses créatures futiles et insignifiantes, les vouant à retourner au néant, je sentais peu à peu ma propre essence m’échapper. Lentement, j’ai commencé à réaliser que cette mission était simultanément ma première et mon ultime mission. Ce qui me fût confirmé par mon père. Une part de mon âme se détache de moi, à chaque fois que j’assassine, à l’opposé exact de celle que je détruis, ses parcelles allant se poser dans une balance cosmique. Depuis lors, sachant que cette tache me mène à ma ruine, sachant que j’ai été façonné uniquement dans ce but, je m’évertue à supprimer uniquement l’existence d’être gris, antithétiques, afin de conserver l’équilibre. Au final, l’inclinaison du poids des âmes fera basculer  ce monde vers le Paradis, ou vers l’Enfer.

Par konda galner - Publié dans : oeuvre en cours
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Lundi 1 septembre 2008

Vous avez peut être frémi jadis, alors que vos jeunes années n'avaient pas encore délavé l'imaginaire de l'enfance, devant les crocs du grand méchant loup, le pas lourd de l'ogre des collines, le monstre poilu caché sous le lit ou, si jamais vous habitiez sur les rives de la Dordogne, une terrifiante Came-Cruse. Arrivés à un âge prétendu sage, adulte, et raisonnable (Déjà à ce moment de l'article, que ce mot sonne lâche....), vous savez, ou prétendez du moins, lors des séances de spiritisme succédant à quelques absorptions de paradis artificiels, que ce summum d'inepties n'est sorti que des contes pour enfants, et que les monstres n'existent absolument pas.
 
Détrompez vous. Ils nous entourent, ils sont là en permanence, vous les voyez et les regardez constamment, parfois même leur souriez, ou, comme on fait rentrer un vampire chez soi en l'invitant à passer le seuil protecteur, vous leur ouvrez la porte en leur faisant un geste de bienvenue. Oh, ils sont devenus par contre plus insidieux, mais d'autant plus nocifs. Avant ils se nourrissaient de vos peurs pour prendre corps, et de vos corps pour perdre faim. Maintenant, ils dévorent vos rêves, et vous laissent comme des créatures apathiques, automates sans âme errant dans les limbes de la réalité.
 
Vous ne me croyez pas ? C'est dire alors à quel point ils ont déjà infesté votre quotidien et votre esprit. Vous ne sentez jamais lorsque vous êtes chez vous, un engourdissement las envahir vos doigts et vos pieds, alors que vous alliez vous adonner à l'une de vos passions, lancer un élan créateur, ou de tenter de conquérir le monde ? N'avez vous pas renoncé en avilissant votre âme devant un insipide Soap Opera aussi débile que connu, ou un Pop Idol quelconque pour médire sur les grincements vocaux des pseudo-apprentis sélectionnés pour être adorés par leur médiocrité flagrante ? Vous venez d'être victime d'un croquemitaine. Ayant dépassé les normes comportementales acceptées, la couverture protectrice du monotone fut déchirée l'espace d'un instant, et laissa dépasser les extrémités de votre corps. Le monstre jaillit alors, et glaça vos doigts et pieds en aspirant ce feu créateur que l'on nommait "rêve".

Un vampire rentre alors, vous l'avez prié de pénétrer dans votre sanctuaire... Si, si, vous l'avez fait, à l'instant où vous avez appuyé sur la touche "ON" de la télécommande. Parce qu'il a du s'adapter au monde contemporain, il n'a plus la forme d'un être ténébreux vêtu de capes, il ne se transforme plus en brume ou en loup, mais en tube cathodique, il ne se nourrit plus de sang, mais de l'électricité traversant les cellules synaptiques, aspirant la moindre trace d'activité cérébrale ou d'intelligence, jusqu'à vous laisser vidé, un encéphalogramme plat se lisant directement dans le regard inexpressif désormais votre. 

Il y a quelquechose de génétiquement monstrueux chez l'homme d'ailleurs. Chez la femme aussi, souvent un reste de Banshee, ou de Harpie. Cela atteint son paroxysme et révèle toute son horreur quand elle atteint le stade final de belle-mère. Mais passons, elles ont au moins l'avantage d'avoir un cote séduisant. Enfin, certaines, en tout cas... Non, chez l'homme, c'est chronique. On a essayé de nous faire croire que nous étions de la famille de Caïn, mais c'est faux, nous sommes de la famille de Jekyll... Il suffit de regarder la métamorphose subie par l'être de catégorie masculine, vers une créature violente, mue par ses instincts, perverse et sans aucune once d'humanité à chaque fois que la Coupe de France bat son plein, pour se rendre compte que les effets du breuvage du Docteur continue de faire effet chez ses descendants. Encore de nos jours, Hyde se montre trop souvent.

Arrivé à ce stade, l'homme, vide de rêve, dépouillé d'espérance propre, ne trouve comme solution paliative à son âme perdue que de se trouver un idéal par procuration, qu'on lui impose, par modèle généraux, par mimétisme, ou par inspiration héréditaire. Celui-là qui aspirait plus jeune à parcourir le monde devient un avocat sédentaire, parce que "tu feras ton droit mon fils", épouse une femme avec qui il n'est pas mal mais pas totallement lui, au fond, achète une maison avec un crédit sur 15 ans, et part tous les matins au bureau en attendant ses 5 semaines de congés par an pendant lesquelles il pourra aller s'entasser sur la côte avec les tous les brisés de son espèce. Parfois, certains soirs de nostalgie, il se retrouve à rêver d'une île perdue où il combattrait les pirates, pour les attentions d'une sirène et sous les regards jaloux d'une petite fée. Parfois il a envie de reprendre lui-même le cours de son existence, et de se délivrer de cette non-vie qu'il a accepté sans la voir venir, et qu'un joueur de flûte, charmeur de rats jadis, a formaté pour ne devenir que l'ombre de ce qu'il était, et le clône de ce qu'il ne voulait pas. Rentrant de le rang au rythme de la mélodie, il est devenu gris. Et il s'en veut, car conscient de sa régression, et sachant qu'il n'a rien fait pour empêcher cela, il sait qu'il est coupable du meurtre de ses croyances, et de l'extinction de sa lumière. Il a drainé sa propre vie, jusqu'à en faire une complaisance matérielle, consumé sa magie jusqu'à ce qu'elle se tarisse. Il se retranche alors, comme un adorateur de vieilles idôles païennes derrière la protection rassurante de Raison, Devoir, Sagesse, Obligation, tous avatars pernicieux du grand maitre monstre nommé Lâcheté, car celui-ci permet de justifier son immobilisme.

Voici quelques exemples, nous pourrions continuer encore longtemps, mais au final, les monstres sont toujours là. Simplement, ils sont plus discrets, car ils perdent leur substance quand on ne croit plus en eux, et, ayant vu ce qu'était devenu l'humanité, et devant pourtant, pour survivre, s'en nourrir, ils en ont peur. Ils sont rentrés dans la fonction sociale, afin d'arriver  à réguler et maintenir les masses dans un état léthargique le plus constant. Mais au final, n'était ce pas mieux lorsque Wendigo, Loup garous, Vampires et Goules parcouraient le monde, et alimentaient un imaginaire collectif toujours en effervesence ?

Ceux qui étaient avant des dévoreurs de vie sont devenus maintenant des assistants aux véritables monstres actuels, nous mêmes : les fossoyeurs de rêve.

Par konda galner - Publié dans : petites pensées furtives
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