Mercredi 10 septembre 2008

N'étant que plagiaire et emprunteur de rythmique, je ne puis que m'excuser devant ce grand auteur, cet interprète qui encore, parcourt les salles alors que sa carrière n'a plus rien à envier à beaucoup, d'avoir ainsi assombri d'un voile de jais les traits de sa chanson... De préférence, pour tout interprète sur cette version bien moins travaillée que l'originale, à l'orgue, avec un écho d'outre-tombe.



Vers les limbes, où l'effroi de mes nuits me glace l'égo
Il m'arrive de vivre l'insomnie de mes idéaux
Parsemés d'une odeur sucrée d'un avenir perdu
Où des visions descendent telles des anges déchus
Et sans age
De leurs ailes de cachemire, ils génèrent les vents
De fièvres et de délires aux sifflements tranchants
Et sauvages
Moi qui fut bercé toute ma vie de baisers, d'aurores
Je parcours les méandres de l'ennui, l'abandon des corps

Emmenez-moi, au bout de l'Ether
Emmenez moi au pays des chimères
Il me semble que les cerbères
Auraient les charmes pour me plaire

Dans les bars, entouré d'autres sourds, et sortes de malandrins
L'alchimiste me distille l'oubli dont l'âme a besoin
Réfugié dans la confusion d'un nuage éthylique
J'ai rompu ma raison avec un rire cynique
Salutaire
Où des filles sans saveur m'enjolent de sourires
Partagent mes ardeurs de prophète d'une ire
Lapidaire
Quand mes yeux ferment et que les malins rejoignent leurs consorts
Je retrouve mes anges de fer, et signe leur accord
 
Emmenez-moi, au bout de l'Ether
Emmenez moi au pays des chimères
Il me semble que les cerbères
Auraient les charmes pour me plaire

Un beau jour, comme la figure de proue de la barque de Charron
Pour partir, je livrerai l'eco, d'or ou de charbon
Et qu'il me mène au loin, au gré de ses dérives,
ou l'on parcourt les plans, et illumine les villes 
Les Edens
Où les naiades me font signe, d'un geste de la main,
M'invitent à les rejoindre et mes sens me vrillent
De poèmes
Je fuierai laissant là mon cadavre, ma vide enveloppe
mon bagage de chair delaissé, je rirai encore

Emmenez-moi, au bout de l'Ether
Emmenez moi au pays des chimères
Il me semble que les cerbères
Auraient les charmes pour me plaire

Par konda galner - Publié dans : quelques vieux écrits
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Commentaires

J'ignore si c'est mon respect pour l'original ou mon admiration pour ce que tu en as fait qui me retient de la mettre en musique mais je place ces lignes parmi tes plus hautes.

Ah j'oubliais, c'est sans doute parce que je n'ai pas d'orgue gothique à l'échos d'outre-tombe que...

Mais le coeur y est.

A te relire,
Loup' 
Commentaire n°1 posté par Loup le Croc' le 14/09/2008 à 02h05

C'est étrange p'tit Loup, moi, il me dérange, quelquepart, celui-là... Il y a quelquechose qui ne me plaît pas, dedans, et je n'arrive pas à mettre la hallebarde dessus.

Peut-être est ce effectivement à cause de l'orignale que j'ai du mal à la retravailler au fusain.

Je m'étais dit qu'en le passant en mode public, soit ça ma sauterait au yeux, soit ça disparaitrait, mais non...

Réponse de konda galner le 17/09/2008 à 15h31
Ah bien sûr si tu travailles à la hallebarde tu ne vas rien faire de propre... Cuite à bosser à coup de hache, essaye le wisigoth ou la Marie-Jeanne.

Et comme on dit : "Ash to Ash, Dust to Dust !"

http://www.phrases.org.uk/meanings/48600.html 
Commentaire n°2 posté par Loup le Croc' le 22/09/2008 à 17h47

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