Depuis longtemps, j'ai envie de coucher sur papier et de regrouper quelques pensées et phrases éparses sur des thèmes divers et de les regrouper en un recueil. Je ne l'ai jamais fait jusque là,
mais les "syllogismes de l'amertume" que l'on m'a prêté, et que je me dois de rendre, m'ont relancé dans cette idée.... Aussi, voici quelques extraits d'un thème en cours.
Hurlement : Quintessence du murmure que l'âme laisse vocalement sourdre lorsqu'il arrive à son paroxysme.
Le jongleur de verbe actuel doit, s'il veut être entendu, allier la finesse du garçon-boucher au sourine cynique de l'orfèvre.
Le cauchemar de l'écrivain : réaliser la biographie du Néant
Le Cri, le Soupir, et le Sanglot sont les trois couleurs vocales primaires que diffracte le prisme des états de l'âme.
Et le Rire, me direz vous ? Simple conjonction temporelle d'un Cri, et d'un spasme physique.
J'exprime ce que je veux, et je veux ce que j'exprime. Comme quoi, l'absolu du contentement est dans la parole.
Dispute : Joûte où les adversaires utilisent des mots acérés en guise d'armes de jet.
Monologue : narcissisme du Dialogue
Seul l'inconnu effraie : un mauvais rêve provoque un réveil en sueur et en sursaut, parce qu'il est consciemment opaque, alors que le cauchemar d'un jour d'existence n'induit qu'une lassitude
routinière.
L'inconnu : la passerelle entre le blasé et le terrifié.
Le célèbre sans talent prenant la plume de l'écrivain : la rencontre entre une benne a ordures et une presse à imprimer, ou la visite de Midas à la dechetterie.
Avant, le cri était la libération de l'âme. De nos jours, la pudeur morale l'interdit, et les psys le canalisent et l'étouffent. cette camisole spirituelle fait que tous se sentent mal-âmes.
La rage est le sentiment le plus puissant de l'âme humaine : il maintient la cohésion de l'être alors que tout tend à la fendre.
L'enfer et le Paradis n'ont rien de divin, ils naissent des mots que l'on prononce. Et le Purgatoire ? La torture que l'on éprouve avant, lors d'une hésitation ou d'une lâcheté, et après, pour un remord ou un regret.
Il y a, dans le non-dit, l'infinité de ce que nous avons refusé. Et qui nous blesse de par ses points de suspension.
Le pardon est une utopie : toute blessure laisse une cicatrice qui conditionne, même inconsciemment, l'attitude à venir envers l'agresseur. Lancinante, elle espère être réouverte et appelle
l'autre à renouveler sa faute. Pardonner consiste à revenir à l'état d'esprit précédant la brûlure, et passe nécessairement à ce titre par l'oubli. La mémoire étant marquée d'une scarification
indélébile, le Pardon ne peut exister que sous forme de simulacre. Au final, il n'est possible de pardonner que ce qui ne compte pas, et ce pour quoi c'est inutile.
Ou, à la rigueur, en usant de lobotomie....
Si Torquemada s'était attelé à l'étude de l'âme humaine par des écrits poétiques plutôt que de se repaître de la douleur des corps, il aurait créé des verserts de sang.
Le rêve est le fil d'Ariane de la conscience qui justifie les pires exactions dont est capable celui qu'il possède afin qu'il soit accompli..
J'ai longtemps cherché égoïstement en l'Amour le reflet de mon âme. Quelle erreur... J'ai trop tard réalisé que mon miroir passait avant tout par une reconnaissance de l'autre. Ne me
connaissant pas, mon narcissisme ne peut, à mon propre égard, qu'éprouver au mieux du mépris, au pire de la haine.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
"Verserts" ou versets?
NON! Parce qu'il y a des petites nanas qui te savent crédible, alors elles perdent un temps fout a rechercher des termes qui n'ont pas de sens! :D
.....
Je suis froissé........