L'agonie du vide

Publié le par konda galner

Encéphallogramme plat : retour à l'état originel

 


A chaque arrêt cérébral, Un rien se meurt.

 


Mes plus belles idées me vinrent la tête vide, preuve irréfutable du caractère creux de la pensée.

 


 

L'idiot sourit bêtement, en reflet à son propre vide intérieur, symbiose parfaite entre le contenu et le contenant. A contrario, l'intelligent se tourmentera toujours sur l'incohérence de sa nature paradoxale.

 


 

A chercher la profondeur de l'être humain, je me suis irrévocablement abîmé.

 


 

La véritable mort d'un être - et la principale - survient lors de la perte de conscience du néant qui l'habite, parfois, grisé par l'illusoire primordialité de ses petits succès vains, mais traditionnellement, lors de sa conception.

 


 

Remplir un être d'une âme, corrompre le Néant !

 


 

Acceptant ma propre inutilité, j'ai fait de mon vide mon ami, et me suis installé à ses côtés. Se sentant envahi, il m'a abandonné, et je suis, depuis lors, délaissé même par mon vide.

 


 

Professeur : médecin spécialisé dans la guérison du vertige cérébral.

 



Toute tentative d'exhiber la substance d'un être lui ôte instantanément son contenu.
En corollaire, tout être plein se révèle vide.

 


 

La mort n'est que le passage de la matérialité à l'immatérialité du rien.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article