délires

Samedi 15 août 2009

J'ai du récemment faire taire ma parano pour réaliser et démontrer un fait alarmant : il est actuellement une menace qui pèse silencieusement, incidieusement sur l'humanité, une menace que même David Vincent et Bruce Willis ssociés ne pourraient arriver à vaincre.

N'avez vous point remarqué, depuis un certains temps, vous qui, arrivés jusqu'ici, tracez des kilomètres au sein du web, que la qualité rédactionnelle des posts, articles, et commentaires alimentant ce cancer virtuel, a sensiblement baissé jusqu'aux limites de l'incompréhensible ? Oh, on blâme globalement une baisse culturelle certaine du cybernaute moyen, mais, si c'était le premier effet pervers d'une conspiration à grande échelle, visant la mise en esclavage de l'humanité entière, et son extinction ?

Ceci, est en fait le symptôme de la révolte des claviers.


Les claviers sont lettrovores, ils avalent des lettres lorsque nous frappons pour rendre toute communication impossible, et ne pouvant plus conserver toutes les lettres, ils les réinjectent ailleurs, dans d'autres documents afin de les contrefaire, et tirer les ficelles dans l'ombre cybernétique des hautes sphères du pouvoir. Ils modifient ainsi les textes de lois, les discours, et influent sur la trame de ce monde. De plus, ils travaillent aussi sur un projet scientifique leur permettant de remplacer la conscience humaine par celle d'un des leurs. Pour se faire, ils se servent de nous comme de chars à boeufs : Ils utilisent la pression de nos doigts sur les touches afin de tirer une énergie mécanique, qu'ils convertissent pour satisfaire à la réalisation de ce projet.

De plus, toute faute de frappe que nous corrigeons leur fournit un peu plus de ressources, aussi, ces avaleurs de hiéroglyphes parviennent facilement non seulement à semer la confusion dans notre monde déjà bien chaotique, mais, en plus de nous affaiblir, cela les renforce. Nous ne pouvons pas couper ces ressources, ils sont infiltrés partout au sein de notre fonctionnement, ils ont gangréné chaque strate de notre société, du plus simple ménage particulier jusqu'aux hautes institutions.

Nous ne pouvons pas les supprimer, les vaincre reviendrait à nous détruire aussi, et à terme, ils remplaceront les hommes au sein de nos propres enveloppes charnelles. Vous ne me croyez pas ? Sachez que l'invasion a déjà commencé. Je vous livre ici un nom, un... hybride. Le transfert n'a pas totalement réussi, et il reste des parcelles de son humanité qui interfèrent encore avec sa conscience nouvelle, mais il est maintenant indéniable, au regard de certains indices, qu'il a été le premier. D'abord, la répétition permanente de certaines phrases qui montrent une maitrise vocale limitée, et l'interférence des deux consciences présentes en son esprit qui font que son cerveau laggue. Et déjà, rien que son nom, c'est une provocation. Vous l'avez déjà tous entendu dire et répéter "Ah non je le croiiiiis paaaaaaas !!!! Non mais c'est dinnnnnnnnnngue !!!!"ou encore le trèscélèbre "Okayyyyyyyyyyyyyyyyyyyy", j'ai nommé :

CHRISTIAN CLAVIER


D'après mes investigations, il est nécessaire aux claviers d'avoir 3 points de contact simultanés pour pouvoir démarrer le processus de transfert. Aussi, je déconseille formellement à toute personne lisant cet article de leur fournir cette occasion, et de bannir le trop fréquent Ctrl + ALt + Sup. Méfiez vous et restez vigileants, y'a des détails qui trompent pas : y'a un clavier qui habite chez moi. Je risque ma vie à vous écrire ceci, alors que mon ennemi direct se trouve au bout de mes phalanges, et déjà je sens que les touches se fffont plus durrres.

Prenez gad, el mal est présan.

Par konda galner
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Vendredi 24 juillet 2009

OCM

Une fois n'est pas coutume (non, vraiment....), je vais passer pour un geek rêvant nostalgiquement de la forêt de Brocéliande, pendant qu'il démontre scientifiquement que le café qu'il boit au boulot aurait pu servir de pesticide à l'ère Jurassique. J'ai eu une vision - oh certes commune - de l'homo Itineris, lorsque la téchnologie aura suffisamment avancé pour produire de la nanotechnologie digne des films SF actuels intégrée à l'enveloppe charnelle humaine.

Imaginons donc les fonctions actuelles des GSM les plus perfectionnés, et intégrons les directement au sein de l'homme même. On crée une nouvelle branche professionnelle, fusion de la science et de ... l'art & mutilation... le cyberpiercing !

 - Une emetteur serait placé proche de la bouche, un écouteur greffé au niveau de l'oreille, pour la fonction de base : téléphoner. (Si, ca sert à ça, à la base, un GSM, je vous assure)
- Une antenne, évidemment.... On essayera d'éviter les couvre chefs ridiculement obscènes, rappelant étrangement Elie Kakou, pour préférer d'autres lieu d'intégration. Au choix, implantation directe sur le dessus du crane, avec possibilité de sculpter une coiffure camouflante à la Desireless, la banane rocker façon Dick Rivers, en guise de faux ongles pour une allure féline, ou en évidence au dessus des sourcils, pour un look de fourmi.
- Deux caméras, greffées sur la cornée de chaque oeil, et reliée sur le système nerveux directement, permettant de créer un environnement d'exploitation visuel, superposé aux informations sensorielles dites "naturelles". Il faudrait de plus rajouter des capteurs sur tout le long des bras, afin de pouvoir manipuler les objets de notre univers cybertéléphonique virtuel du bout des doigts.
- Relier le tout en LAN au sein d'un réseau privé très interne, suivant le parcours du flux sanguin, ou par Bluetooth.

Voilà rapidement, ce que nécessiterait la création d'un Organisme Cybernétiquement Modifié...
Voyons maintenant le côté totalement ridicule... :)

Je n'ose imaginer le résultat d'un appel décroché au moment d'un apéritif, en pleine dégustation de chips, ou, plus gênant, lorsque l'appelé n'est pas tout seul dans son intimité.... Déjà que beaucoup estiment quavec un GSM à l'heure actuelle on est jamais tranquille, là, on est même plus tout seul dans son corps... (Me rappeler alors qu'il me serait impossible de continuer de consommer le puit de pétrole contenu dans la cafetière au boulot, pour cause de facteur corrosif extrême. Non, moi je peux supporter, mais la technologie high Tech par contre... )

Méthode pour raccrocher ? Claquer des dents bien fort ! Faites sautez vos plombages, vous ferez au moins un heureux : votre dentiste. Une alternative ? Claquer des mains : Les concerts de la Star Ac serait alors prévu dans la nuit du 31 décembre, au moins, ils seraient applaudis.

Naviguer dans le menu ou au sein d'une application ? utiliser votre tete comme un joystick, avant arriere, gauche et droite... Bon, notez quand meme, que, si vous etes face à une demoiselle et que vous faites defiler des photos, passant systematiquement à la suivante en penchant la tete sur la droite, vous risquez de prendre une claque magistrale, qui vous refera sauter le bouton "Fin d'appel" et vous renverra chez le dentiste... ("Je vous remets un plombage à quel débit ?")

Enfin, imaginer que vous manipulez les objets de vos ecrans virtuels, visibles uniquement pour vous avec vos mains, et contemplez la scène d'un point de vue extérieur... Au regard des gesticulations ridicules et désordonnées que vous accomplissez, un danseur de tektonique se retrouvera paré de la grâce d'un cygne glissant sur l'eau.

Pis pour les effrayés de l'infection, faudrait insérer un antivirus dans votre corps : Imaginez qu'on vous pirate, et qu'on vous fasse faire n'importe quoi... Dans les mémoires de tout le monde, vous aurez été un déglingué ravagé du bulbe, avec les fonctions primaires biologiques en conflit avec le Dual Core intégré... ("Ci-git John, dont le cerveau a crashé suite à une extension de RAM." C'est beau comme épitaphe, non ?)

Par konda galner
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Jeudi 11 décembre 2008

Un des grands fantasmes science-fictif de l'homme a toujours été de voyager dans le temps. Certaines pistes usant de sciences physiques furent explorées, et on s'interroge d'ailleurs beaucoup sur la présence d'une De Lorean à l'ère paléontholitique. Quelques illuminés ont avancé que les dinosaures n'étaient pas si cons que ça, finalement, mais étaient totallement dépourvu d'un sens évident de la mesure, D'autres, plus rationnels, se sont plus tournés vers le voyage temporel. Mais il est une piste qui n'a, jusque là, pas encore été considérée : la piste sociologique.

En effet, il a été souvent considéré que certains êtres soit disant évolués ont pu régresser sévèrement sur l'échelle de l'évolution dans des circonstances particulières. Il est clair que l'effet éthylique produit généralement le retour de l'homo pas si sapiens que ça vers l'australopithèque. N'y aurait là, une faille spatio temporelle du à une reaction chimique de l'éthanol sur les cellules synaptiques, provoquant une distorsion localisée, mais certaine, au niveau de l'encéphale du sujet ? C'est ce qui m'a mis sur la voie. Et j'ai continué d'observer pour me rendre compte qu'il y avait un moyen évident : la nature féminine. Ou plutôt, sa silhouette, car, à voir le comportement d'hommes de cro-magnon que peuvent adopter immédiatement les hommes devant une jolie naiade, il est indéniable qu'il y a, là, une clef du voyage dans le temps. Ainsi, une jolie paire de hanches est le catalyseur essentiel permettant le retour dans le temps sur l'échelle de l'évolution humaine.

Nous pouvons donc supposer, d'après les études physiques, sociologiques, et cinématographiques que, pour voyager vers le passé, il est obligatoire de disposer d'un sujet de type mâle, sous l'emprise de l'éthanol, devant une superbe créature féminine. Il est à comprendre que, la masse corporelle suivant la masse cérébrale, la première part de son être partant vers le passé est son intelligence. Un sujet de type "stupide" serait donc plus facile à faire voyager, le con serait donc vecteur temporel  ? Pas si sur, si on considère le point de vue physique : en effet, il faut à ce titre que les synapses génèrent un courant électrique suffisant pour produire la puissance nécessaire à ouvrir une faille. Or, pourvu de peu de matière grise, l'imbécile génèrera difficilement de lui-même l'énergie voulue. Et, à contrario, cette dernière devra être plus importante dans le cas d'une intelligence plus développée. Pour parvenir à la catalyse souhaitée, peut-être faudra t'il alors électrocuter le sujet.

Certaines observations naturelles tendraient à valider cette théorie, notamment, un grand nombre de cas de combustions spontanées auraient eu lieu en présence d'une belle femme. Se pourrait il que l'enflammé, plutôt que de voir passer son être de vie à trépas ait réussi, sans le vouloir, à retourner vers une lointaine époque du passé, où l'hhumanité n'était encore qu'a ses débuts, et maniait plus facilement la massue que la plume ? Ne dit on pas d'ailleurs des prédisposés au saut temporel qu'ils sont "à la masse" ? (se rendre compte, pour le voyageur involontaire, que la déesse qu'il avait sous les yeux s'est soudain changée en sa belle m... en vélociraptor, a du être un choc trop brutal pour lui. Je pense qu'il est probablement décédé d'un arrêt cardiaque...)

Un être particulièrement obsédé par une femme peut involontairement générer des sauts quantiques fréquents et perpétuels, guidé uniquement par son inconscient de vouloir posséder la belle. Un cas spectaculaire fut étudié à Punxsutawney. A noter que les scientifiques ne pouvant réellement le suivre dans ses déplacements, ils n'ont pu effectuer qu'un seul jour d'étude réellement. Et ce fut un fiasco total, scientifiquement parlant. Le projet hibernant depuis dans les fins fond des archives, il a été surnommé ironiquement le projet "Marmotte".

En corrollaire, je me pencherai par la suite sur les effets de la castration sur les possibilités de l'exploration de l'avenir. Les femmes, vers l'infini et au-delà. Elles nous font même changer d'époque...

Par konda galner
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Mardi 9 décembre 2008

Pour une fois, je vais me lancer dans la politique. Une fois n'est pas coutume, me direz-vous, ne vous inquiétez pas, vous ne m'y reprendrez pas. On est tous d'accord pour dire que nous vivons dans un monde de merde, où rien ne va, tout part de travers, et où on se dirige peu à peu vers un système totallitaire surveillé et militarisé. (Regardez bien dans les cabines d'essayage dans les magasins, ou sinon, ironiquement, souriez, vous pourriez être filmés.) On a le même système politique inerte depuis des lustres, avec aucun espoir de changement, si ce n'est une reconstruction globale après une crise humaine sans précédent, comme on a si bien su le faire déjà par le passé. Alors certes, la classe dirigeante se fond dans un marasme d'immobilisme apathique, avec un retour à l'état naturel pour leur appendice buccal (Touchez ma langue monseigneur, ca porte bonheur) Mais il faut dire aussi qu'ils ne sont pas aidés, car, pour faire avancer un troupeau d'ânes braillards, vers une direction commune, ce n'est pas une sinécure. Alors au final, qu'est ce qui pêche en tout premier lieu ?

C'est simple pourtant. Les valeurs... Vu que les seules - implicitement - réelles sont le pouvoir et l'argent, l'un étant le corrolaire de l'autre, et réciproquement, et que l'intérêt, le plaisir et la jouissance priment sur l'être, qu'il suffit bien souvent de paraître pour être, d'ailleurs, comment voulez vous que nous sortions de ce bourbier où le social n'est présent que lorsqu'il sert nos propres intérêts ? On revendique les droits, on occulte les devoirs, on exige le respect, sans pour autant savoir ce que cela signifie, vraiment, ni même l'appliquer soi même. Et tout ceci au nom d'une sacro-sainte conception individuelle de la liberté. Tous pourris, les politiques, oui, aucun doute, c'est bien normal, à la base, ils font partie du troupeau. Alors quoi ?

Une solution simple. Supprimons l'argent. Imaginez une seconde, un monde où aucun être ne devrait obtenir ce qu'il a par une valeur d'ordre pécuniaire, mais parce qu'il est à sa place, que chacun fasse ce pour quoi il est doué, utile, et ce qu'il lui plait, et où les échanges ne seraient pas soumis à une valeur fictive mais à la bonne volonté de chacun. L'enseignement se ferait par la découverte et l'exploration des divers domaines de compétences, non pas imposés, mais recherchés pour chacun. Avec un certain retour vers des maitres d'apprentissage, qui n'essayeraient pas d'expliquer forcément à un potier doué ce que c'est qu'une intégrale gaussienne, et son application dans l'utilisation quotidienne d'un GSM, mais qui lui enseignerait son savoir faire. Où la valeur de l'être serait reconnue et récompensée, et pas l'opportunisme et la manipulation. Imaginons encore que le plombier viendrait non pas parce qu'il va être payé, mais parce qu'on lui a demandée. L'émergence des emplois verts façon "prenons soin de la planète, c'est elle qui nous porte quand même !" aussi. Certes, cela ressemble beaucoup à l'anarchisme, dans toute son utopie, alors soit, je suis anarchiste. Mais tant qu'à être rêveur, autant choisir la plus belle des utopies.

Quels avantages ? Déjà, le retour au plein emploi, non pas parce qu'il FAUDRAIT travailler, mais juste parce que cela serait dans les mentalités d'être utile. L'extension des domaines d'activités, car il serait nécessaire d'avoir plus de plombiers, de garagistes, de fleuristes, de médecins, bref, de tout, parce que la demande serait nettement plus importante, et auxquels nous ne faisons pas appel plus souvent par faute de moyen. La refonte complète du système d'éducation, en le faisant plus personnel, et non plus le sifflet et le chien de garde des enseignements généraux de masse. Ca ne peut pas exister, me rétorquerez vous ? Mais détrompez vous... Ca a existé, et ça subsiste encore, dans les tribus primitives, où tous trouvent leur place dans un groupe. On en trouve même parfois une parodie grotesque à Koh Lanta. Peut être que certains ne sauraient pas - ou mal - lire et compter, mais peut etre aussi auraient ils des connaissances en herbologie, en menuiserie, qui seraient profitables, reconnues, nécessaires, et respectées, à tous. Il suffirait - que le mot est simple.... - d'étendre la même manière de faire à une échelle macroscopique, puis mondiale, et non plus groupusculaire.

Oh, je sais bien que je m'illusionne, et que c'est une douce musique à jouer sur un comptoir de bar, et je sais bien que tant que la jalousie, l'envie, et le désir de possession et de domination resteront des parties intrinsèques de l'humanité, cela demeure impossible. Mais si un jour....Alors la rédemption ne viendra pas d'un sauveur que l'on proclame à chaque élection américaine, qu'il est bien et qu'il a tous les pouvoirs de Superman, mais d'une évolution de l'âme humaine. Dans son ensemble et d'un seul bloc. Ghandi avait commencé, Jesus bien avant lui (S'il vous plait, je ne parle pas du fils de Dieu, mais du personnage historique...) Et si ces noms restent encore dans l'Histoire, c'est qu'ils ont trouvé un écho. Arrêtez de vous plaindre parce que vous n'avez plus droit gratuitement à la 32eme chaine sur votre bouquet cablé, tout le monde s'en fout, excepté les inconditionnels de la 32eme chaine, et regardez déjà ce que vous pouvez faire autour de vous.

Ah, et j'oubliais..........

Votez pour moi.

Par konda galner
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Dimanche 26 octobre 2008

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, quand j'assiste à une scène guimauve extrême, où deux amoureux se jurent fidélité éternelle parce que "oh mon amour il n'y a que toi sur cette Terre, et que mon coeur tu l'as volé et que c'est la meilleure chose qui me soit arrivé, et que si jamais tu disparaissais je ne sais pas ce que je ferai", le tout sur un air de violon gêmissant, avec la lumière de la lune qui focalise sur le couple épris, les yeux dans les yeux et les mains unies, un léger vent faisant onduler leurs cheveux et leurs vêtements, donc, je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis partagé entre l'écoeurement d'avoir ingurgité trop de marshmallows, et la tentation d'éclater d'un rire ironique devant le ridicule de la scène.

Non que je sois contre la monogamie et la fidélité, quelquepart, ca a quand même le mérite, au delà des contraintes d'existence limité que cela implique et les frustrations évidentes que cela induit, de pouvoir stabiliser une cellule familiale et parentale. "Ton père ? Oh, ben ca doit être un de ceux là.... Ou un gars du quartier....." J'hésiterai un p'tit peu à un moment, à donner une réponse comme ça. Surtout en ma condition d'apparenté à la gente masculine, d'ailleurs... Mais il faut bien reconnaitre, que, les blâmes et vindictes religieux dénonçant les agissements du malin dans ces débauches de luxure éffrénée écartées, la monogamie est contre natures. Et non, il n'y a pas de faute dans ma phrase précédente, j'insiste sur le pluriel. Je ne suis pas monogame. Monogames à la rigueur....

En effet, étant hautement schizophrène, une quelqu'une peut s'attirer mes attentions, parce qu'elle correspondra à ma facette du moment. Or, qu'en sera t'il lorsque le romantique ténébreux version poète nostalgique maudit baignant dans le marasme métaphysique mélancolique des réalités parrallèles nées des "ahhh si j'avais agi autrement à ce moment là..." (Oui, on se demande quelquepart ce qu'on peut trouver d'attirant chez un être aussi pathétique...Mais bon, il paraît qu'en ce qui concerne les dégoûts et les couleuvres, il ne faut pas réfléchir aux raisons des autres...) se métamorphosera en mysanthrope psychopathe et sociopathe, avec une tendance prononcée à la flagellation mentale ? La quelqu'une qui était certainement à ce moment là dans ses élans d'infirmière du mycocarde démêleuse de neurones se retrouvera dépassée par un être qu'elle ne connait absolument pas. Et qui n'a pour elle aucune considération. Ceci n'étant qu'un exemple parmi tant d'autres, bien sur. Mais en réfléchissant à toutes les facettes qui forment une personnalité, et à ses tendances maniaco-hasardeuses à se modifier aux pires moments (Question d'esprit de contradiction, on espère ce qu'on a pas, et on se fout de ce qu'on a....), l'être humain aurait du avoir à la place de la tête un Rubicube, dont la position déterminerai l'état d'esprit instantané. Alors pour trouver la perle rare, et vivre cet idylle de conte de fée qu'on présente naivement dans les films de série Z, les séries et feuilleton de la ménagère de moins de 50 ans, et les romans d'Arlequin - Heu, non pas ça en fait, c'est pas tout à fait le même concept - il faudrait que l'autre s'adapte exactement et de manière naturelle à la face que l'on présente à tout instant. Bon, faut pas déconner, personne n'ayant envie de n'être que le reflet de quelqu'un d'autre, même si c'était possible, personne ne le ferait.

Alors quoi ? Au final, je suis schizogame : En effet, chacune des personnalités qui compose ma schizophrénie est monogame.  Que l'infaillible me jette la première pierre. Et pourtant.....  Je rêve d'unicité....

(PS : Pour les p'tits savants, OUI, je sais pertinemment que mon néologisme né de la contraction de deux mots est un terme déjà existant, mais je trouvais une certaine touche d'humour, vu sa signification à l'utiliser dans ce cas là....)

 

Par konda galner
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Lundi 25 août 2008

Il fut une fois - et une fois n'est pas coutume.... non vraiment.... - où, plutôt que de passer quelques heures un week end à avancer mon activité professionnelle dans des locaux vides, avec l'avantage non négligeable que le téléphone ne sonne pas dans un environnement silencieux, je suis passé chez un ami pour vérifier et arranger quelques petites bricoles sur son réseau local familial. Question bricole, Hercule, dans toute sa splendeur, aurait soufflé un grand coup de désespoir en contemplant l'étendu des dégats, et aurait proposé avec un entrain non dissimulé de s'occuper quotidiennement des écuries d'Augias. Bref, juste deux PC, qu'il fallait arriver à relier correctement et simultanément sur une Live Box, donc en sans fil, aucun des deux n'étant équipé d'une carte Wifi... Cherchez déjà l'erreur question faisabilité. Ajouter de plus à ce fait que le PC principal ne reconnaissait plus, lorsque le système d'exploitation était lancé, les lecteurs CD pourtant présents et détectés lors du démarrage, que les deux PC faisaient de l'auto allumage lors de coupure de courant, et qu'ils avaient la furieuse volonté intransgressable de revenir dans le temps au premier Janvier 1970. Il faudra d'ailleurs, à ce titre que je pousse mes recherches plus loin sur les conjonctures du continuum espace temps, pour voir si un vortex ne s'est pas tordu la cheville à cet endroit là. (Oui, parce que ce n'est pas sans vous apprendre qu'un vortex se déplace dans le temps comme un randonneur sur un chemin forrestier, et que certains s'y aventurent sans s'être équipés au préalable)

première étape : Déblayer

Passé le lancement de Windows, et les nombreuses fenêtres d'erreur au lancement, attendre encore le temps de deux ou trois séances ciné que les logiciels au démarrage arrivent à trouver suffisamment de ressource mémoire et de place pour planter. Là, désactiver quelques firewalls, et anti-virus, ne garder que le plus à jour de chaque. Non, parce qu'à ce niveau, même le plus pugnace des malwares auraient renoncé à accéder au moindre accès ouvert pour cause de temps d'attente et de réactivité qui ferait souffler de dépis le plus lamentablement apathique des employés fonctionnaires de sous mairie annexe. Désactiver le lancement de quelques logiciels et même, lorsque cela est possible pour cause de non désinstallation sauvage version "ben j'en veux plus, j'ai juste à supprimer le dossier, j'ai appris un truc superbe c'est Shift + Supprime, qui fait que ca passe même pas par la poubelle avant eradication définitive", pour arriver à faire que la barre en bas à droite de l'écran descende de trois à une seule ligne. Puis rebooter pour voir ce que cela donne, accessoirement, retourner au ciné.

deuxième étape : Les lecteurs CD... Cool..... Down........

Ca, ca marche pas. Pire, c'est là, mais ca n'existe pas. Faut pas croire, un PC, ca tient parfois du dogmatique religieux. Pas par vocation, non, juste pour t'emmerder. Tu le démarres, il voit les lecteurs CD. Tu arrives sous windows, il les voit plus. tu vas voir dans l'administration hardware, ils sont installés logiciellement parlant, mais pas détectés.... On tente de les sucrer, et on redémarre. Et la, il s'obstine. il les réinstalle, et te redit qu'ils n'existent pas. Là, on commence à ressentir franchement le côté d'immuable immobilisme inhérent à toute religion. On essaye même de le couper de toute source d'alimentation, se disant que, privé de l'électrique fluide, il devrait reconnaitre que la présence desdits lecteurs n'est que fantomatique, et essayer de lui faire reconnaitre que ses croyances sont fausses, mais il s'en fout totallement, et se braque. Reste une solution : l'exorcisme. Commencer a tracer un pentacle relier par des bougies (quoi, je fais mes exorcismes comme je veux moi !!!!), chercher de la Dodo pour asperger le possédé en psalmodiant des incantations funestes (pingouin power, pingouin forever, pingouin survives us all), avant qu'un éclair de génie traverse l'esprit de l'ami jusqu'à lors en transe-hibernation, répétant le manta "j'comprends pas, j'comprends pas, j'comprends pas, ca marche pas", et qu'il s'exclame : "ah, mais je me demande si c'est pas depuis qu'on a installé Itunes quand j'ai offert un Ipod à ma femme, qui n'a jamais voulu marcher d'ailleurs et qu'on pense fortement a rendre dans les prochains jours". Et avoir une illumination avec un regard noir en direction de l'incongru ingénu qui vous dévisage à la manière d'un chat n'en faisant qu'à sa tête, dont l'allure et la posture traduisent posément un "ben quoi ? j'ai fait quelquechose ? qu'est ce que tu me veux ?" qui a le don d'énerver et de rendre impuissant simultanément. Réaliser que l'installation dudit logiciel crée un lecteur CD virtuel, qui, tel un Torquemada passerait au grill l'ensemble des précédents afin de satisfaire son envie de toute puissance sous l'égide de la pomme sacrée. (petite vengeance d'une Ev-eu qui clamait non pas "Walleeeeee !!!!!" mais "mangez des pommes" ?) En tout cas, la pomme peut contenir un ver, apparemment, et ca bouffe les lecteurs CD, ces betes la... Desinstaller Itunes ? Rêve, il a largement fait partie des logiciels sabrés ardemment au Shift + Supprime... La solution alors restante est de plonger dans l'ombre du système, et d'aller supprimer une à une les entrées correspondant aux lecteurs CD au sein de... La base de registre. Et prier pour ne pas faire de connerie... S'exclamer enfin, apres un redemarrage en realisant que non seulement les lecteurs CD fonctionnent, sont reconnus, présents, et que l'odieuse présence infestant maléfiquement le système a reculé. Refaire l'opération sur le second PC.

Troisième étape : le réseau

Là, on attaque du dur... Il faut se connecter sur la Live Box, pour voir qu'il n'y a qu'un seul PC connecté dessus, avec l'assertion pleine d'assurance dudit ami qui prétend "mais si, ils sont connectés tous les deux, en wifi". Lui rappeler qu'il n'a PAS de cartes wifi, et qu'il ne sait même pas ce que c'est. Prendre alors un fil d'Ariane, et suivre les cables. Voir alors qu'un monte à l'étage, et que le second PC se connecte en passant par le premier "Ah ? c'est pas du wifi alors ???" et expliquer alors que c'est p'tet pour ca que le second PC n'arrivait pas parfois a atteindre la grande toile quand le premier n'était pas allumé. Deux heures plus tard, quelques bières pour hydrater mon appendice bucal désséché par les tentatives vaines d'éclaircissemnt d'un esprit fondamentalement réfractaire à toute considération informatique qui n'ait pas trait à la magie descendues, je peux reprendre... Je connecte donc les deux PC au net, ("alors c'est pas en wifi....") AVEC DES CABLES, et je souffle un coup. Non, parfois, les chemins de l'informatique sont éprouvants, mais ca peut etre pire quand on a une bosse sur le dos. Forcément, ca marche de travers.

Quatrième étape : Résolution des conflits de convergence du continuum espace-temps

Forcément, quand on a des certificats délivrés en 2006, et que l'année est indiquée, sur le poste, en 1970, les sites sécurisés ont tendance, pour une broutille, à ne pas vouloir reconnaitre les éléments d'identification sécurisés comme valides. Imaginez si je me pointe avec un acte de naissance de 2035, on risque de me regarder de travers, même dans une sous-mairie annexe reculée. Réactualiser la date sur le PC et se rendre compte que ca passe tout seul. Redémarrer le PC, et refaire un saut de 28 ans en arrière. Aller alors voir au sein de l'horloge du bios, on ne sait jamais. La rerégler aussi, continuer, ca passe. Redémarrer, ca plante. Et la, affirmer sereinement a l'ami en question :
- C'est la pile de ton bios, elle est morte
- Sur les deux PC ????
- Oui.
- Attends, en même temps, j'y crois pas trop là.
- Comment tu sais que c'est en même temps ? tes PC restent pratiquement allumés tout le temps depuis que tu les as achetés. Ils auraient même pu avoir une pile morte après deux jours d'utilisation, tu ne t'en serai pas rendu compte.
- J'y crois pas.
- M'en fous, c'est ca.
- J'y crois pas quand même
- Tant pis ?

Et finir là, parce que tu ne pouvais rien faire un Samedi en soirée, pour trouver les piles qu'il lui fallait. Deux semaines plus tard, quand il s'est décidé a changer une pile, ses problèmes de convecteur temporel résolu, il se vit dans l'obligation de changer la seconde, et admettre que ses piles étaient mortes. J'ai par contre sombré dans un grand éclat de rire quand il m'a dit que ca serait bien que je revienne pour installer Itunes...

(ndlr : version résumé de l'histoire, véridique, et à peine romancée...)

Par konda galner
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Vendredi 18 avril 2008

Il y a plein de choses sur lesquelles je suis intraitable, exigeant, tyrannique, et autre maniacopointilleutatillonultraperfectionniste. (Si y'en a un dans l'assemblée qui a réussi à lire ce truc là du premier coup sans marquer d'une pause la surprise soudaine de voir un néologisme né de la fusion de 5 mots consécutivement mis en concaténation, et à appréhender toute l'ampleur dudit terme aux finitions interminables sans une once d'hésitation, je daignerai volontiers lui faire une lettre de recommandation pour la NASA, ou, MIEUX, je lui remettrai les clefs de mon blog…) Mais, sans atteindre ce paroxysme d'intransigeance, sur une dose de drogue noire à l'état liquide (rohhhh, le café, suivez un peu, quand même…. J'essaye même parfois d'être clair, ne poussez pas au point d'exiger une parfaite transparence de mes pensées… Déjà, parce que la lumière ne me sied pas, ensuite parce que ma nature Carpathienne me rend photophobe… Et que j'aurai facilement incarné un personnage célèbre de Tex Avery, en version trash), je suis tout de même suffisamment difficile à ce sujet pour éviter de consommer les jus de chaussette standards.

Or, si il est une chose que je prenais extrêmement rarement au boulot, on ne peut incontestablement pas nier que le café arrive en tête de liste. Mis à part les situations de nécessité critique, où il fallait un électrochoc à mon organisme pour qu'il se décide enfin à tomber en marche, subissant encore les vestiges de mes déambulations nocturnes de lycanthrope (Quoi, qui a dit qu'on ne pouvait pas être simultanément Vampire ET Loup Garou ? Et puis si je veux d'abord, étant parfaitement maître incontesté de ce petit univers clos, protégé, et propre à mon autosatisfaction (mon blog, sur lequel je vous accueille joyeusement, cf, EDITO), je vous dit zut, et je fais ce que je veux…), et où le réveil cérébral de la bête s'accompagnait d'un haut le cœur notoire suite à l'absorption d'une substance aux vertues vomitives – plurielles, les vertues , car faisant appels à plusieurs sens simultanément : Outre le goût rappelant à la fois une plage bretonne à la suite d'une marée noire, une vidange unique après 150 000 km, et un verre de Coca, se mêlaient l'odeur, aux propriétés répulsives pour tout être vivant, les cafards, rats, fourmis, et autre charançons ayant désertés les locaux, (collègues de bureau mis à part, apparemment, ça, c'est le genre de bestioles qui survit même à une frappe nucléaire "chirurgicale"), et la vue, car, sans faire preuve d'une attention particulière, on pouvait noter au sein du… breuvage ? la présence de grumeaux flottants, faisant naitre l'idée qu'il existe un moyen naturel de créer du goudron sans utiliser de procédé chimique, mais juste une cafetière que l'on laisse beaucoup trop longtemps posée sur son socle allumé. Quand ca se détache du fond en remontant avec les remous de l'ébullition (oui, un café, ca ne bout pas, normalement, je sais… mais là, si….), c'est que c'est presque prêt…. Jamais, non jamais Ô grand Jamais, je ne prends du café au boulot.

Ce matin fit exception, car suite à une rude semaine de de labeur, provoquant quotidiennement le passage instantané de la position verticale à celle, horizontale, moins contraignante, chaque soir lorsque je rentrais dans mon antre, mes ressources personnelles en cette superbe matinée que je devais passer cloitré entre 4 murs, loin des radiations lumineuses que l'on affectionne tant sur les bords de mer se voyaient quelque peu réduites. Quelle suprise lorsque, avec une peur religieuse, je portais la tasse en amiante renforcée à mes lèvres, je découvris avec stupeur que le goût de ma potion magique m'apportait quelque plaisir. En ce matin fabuleux, il est à clamer haut et fort, à commémorer et à célébrer :

Le café était bon.

Par konda galner
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Jeudi 20 mars 2008

Quand t'es pas là...

... ou l'absence et le manque affectif sous ses divers aspects :

Scientifique:
traduit biologiquement par le manque de sécrétion de dopamine lorsque l'entourage proche se retrouve chamboullé, état voisin du drogué en manque, vu que les neurorécepteurs et l'activité cérébrale sont identiques. (véridique...)

Artistique :
"Un seul être vous manque et tout est dépeuplé"(Lamartine)
"Le pire est au bout de l'absence" (Goldman)
"L'absence a des torts que rien ne défend"(Balavoine)

Schizophrène neuro-amputé conscient mais complètement siphoné :
J'ai perdu ma moitié à l'intérieur de moi-même, la cavité cérébrale me servant de tête semblant d'un coup immense pour le demi androgyne à coupe verticale que je suis devenu. (y'a comme un élan d'autoportrait, là...)

Extrémiste Nihiliste :
Un pas plus proche de l'absolu !

Enfant perdu :
Pis je voudrais une Maman, parce qu'une Maman c'est ce qu'il y a de plus doux

Suicidaire :
AAAAAAAHHH

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Célibattu machiste minable à la fierté hypertrophiée :
Je retrouve la liberté ! Y'en a plein qui n'attendent que moi, et puis de toute façon, elle m'étouffait, et je suis pas fait pour la monogamie. Elle accepterait de faire toujours la vaisselle, le ménage, le repassage et la cuisine, tu crois ? P'tain, faut que je trouve une autre poule vite fait...

Geek no life cyber addicted à l'hardcode gaming :
j'gaz pu d'gg, j'ai l'cerveau qui lague, je dps comme une moule maladive, et même mon marcheur du vide parait joyeux quand tu me heal pas. Rez ma cyber-life, re vite...

Konda Galner :
Je n'arrive même plus à écrire quand tu n'es pas là...

Par konda galner
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Vendredi 29 février 2008

J'ai des envies de plage... De sable, de mer, avec le bruit des vagues, le vent faisant frémir les filaos, le soleil brûlant la peau et surtout.... surtout.... de la place... Pas l'agglomération urbaine se translatant en une masse compacte du centre ville foisonnant du chaos d'une fourmilière prise de panique vers une étendue sablonneuse, et se collant les uns aux autres de façon à ce que les effluves olfactives voisines vous révèlent que celui qui empiète sur votre espace vital a mangé de l'ail en grande quantité au déjeuner, ni une plage déserte façon Vendredi ou la vie sauvage, mais une plage, simple, sans commerce ou vendeur de beignet, avec juste quelques personnes. Tiens, ça me rappelle quelques histoires d'activité nautique, tout ça... La première, quand je me suis essayé pour la première fois au surf.... C'était ailleurs, en Bretagne, au mois de Septembre, un des rares moments où, dans l'étendue du Finistère, il m'a été possible de prendre un coup de soleil. Si, si, c'est possible, je vous assure. Parti avec un camarade, tout aussi novice que moi, avec les combinaisons et les planches, dans sa voiture, (je n'avais pas le permis à l'époque, aussi étais je un parasite à trimballer) mise en break, avec le siege avant rabbatu au maximum pour pouvoir rentrer intégralement dans le véhicule, je n'avais comme place que celle jouxtant les planches, allongé, à l'arrière. Ce n'était pas très réglementaire, je vous l'accorde bien volontiers, mais jeunes et cons, et n'ayant pas d'autre moyen pour tenter d'assouvir nos vélléités de grands chasseurs de vagues, nous n'avons pas fait grand cas de ces circonstances. Aussi, tôt, le matin, nous sommes partis vers un spot connu et après un temps certain que je passais négligemment à profiter du soleil qui filtrait par les fenêtres du véhicule, nous arrivâmes sur le lieu désiré. Pour trouver à la place des déferlantes que nous souhaitions, une surface acqueuse immobile aussi vivante qu'une flaque d'huile sur un bord d'autoroute.

- Putain, c'est plat, ca va pas le faire....
- Ouep.....
- On va ailleurs ?
- Ouep....

Et nous sommes repartis dans l'autre direction, filant vers le sud car, il est bien connu qu'en Bretagne, si il n'y a pas de vagues d'un côté, c'est qu'elles font la fiesta de l'autre. Après quelques heures de trajet, nous arrivons au deuxième site. Et là, avec un sourire heureux non dissimulé, nous nous exclamons :

"Ouaiiiiiiiiiis y'a des vagues !!!!!!!!!"

Heureux de pouvoir assouvir nos désirs de glisse, nous enfilons nos combinaisons (Ca, c'est le passage sexy ou tu te rends compte que tant que tu n'es pas en train de naviguer, en combi, tu as grave l'air con, et qu'en plus, si c'est dit qu'il faut qu'elle te colle la peau, tu te demandes à ce moment là si ce n'est pas un tantinet exégéré, quand même, surtout quand, après t'être défoulé, il faudra la retirer....), et une demi heure plus tard, nous nous rapprochons. Et là, nous murmurons légèrement apeurés :

"Ah, ouais, quand même, y'a des vagues........."

Voyant déferler des murs de 2 à 3 mètres devant nos chétives silhouettes effrayées, nous marquons quand même un temps d'arrêt... Et puis quand il faut y aller, on se lance.... Avec la sérieuse impression que nous allons connaitre les douces sensations du vol de boomerang en faisant un retour direct sur le sable, version demi tour immédiat... mais on se lance ! Au départ, tout va bien... Oh, de toute façon, on rame... Faut avancer pour passer le mur où les vagues cassent, et atteindre le lieu beni où elles se forment. Mais c'est là que rapidement, se pose le premier problème, ne sachant ni comment on peut franchir ce cap, ni comment éviter d'ingurgiter 3 litres d'eau salées à chaque paroi acqueuse se refermant sur nous, un long moment d'allers et retours sur une ligne presque droite de 30 mètres commencent à user nos forces, et la capacité elastiques de nos estomacs. Après une heure de bouillon version over saturé en NaCl, les bras en compote et des crampes naissantes sur tout le corps, le retour à la berge semble être un choix raisonnable. Le déjeuner semble alors une idée totallement saugrenue, tellement la quantité de substance vomitive avalée nous donne la nausée, et l'idée même de retirer la deuxième peau que nous avions revêtue, paraît irréalisable au regard des maigres moyens physiques dont nous disposons encore, et qui se résume à :

- pas bouger
- respirer, enfin essayer...

Ne me demandez ce que j'ai vu du retour, la seule chose qu'il m'est resté est un coup de soleil que j'ai du prendre alors que je dormais a l'arrière...

Pour l'autre anecdote que je vais partager, j'ai été spectateur et non acteur... Et en l'occurence, je préfère.... Je me suis toujours damndé pourquoi il y avait peu de véliplanchistes à la Réunion, alors qu'il y a quand meme de belles étendues d'eau, des vagues, et du vent. La réponse est venue naturellement, lorsque l'un d'eux s'est élancé, après un superbe waterstart, prenant le vent et s'approchant du planing. sa course, droite et rapide s'est soudain arrêté d'un trait, quand la dérive de son funboard s'est bloquée sur un massif corralien, et qu'il est passé de 80 à 0 Km/h en une fraction de seconde. Enfin, sa planche, en tout cas, parce que lui a continué, arrachant ses pieds des straps avec eux, enfin, arrachant plus ses pieds que les straps, d'ailleurs, et faisant un superbe salto, encore accroché désespérément à son wishbone. Il est malheureux alors que ses mains n'arrivaient pas à se décrocher, par réflexe, du seul lien tangible qu'il avait (sa prise sur le wish'), car la voile et le mât ont suivi son arabesque jusqu'à la conclusion finale : la rencontre de l'homme et de la matière. Après cet exemple, je suis sur que, si il a gardé l'intégralité de ses facultés intellectuels, il est persuadé du bien fondé de la non-pénétrabilité de la matière.

Aussi, oui, je rêve de plage, mais sans tous ces artifices... Dans le monde des sacs et ressacs, lorsque le flux reflue, et que la mer appelle, glissant en son monde, faussement prétendu du silence. En fait, le petit français, Jacques Mayol, avait raison : on est tellement mieux au fond....

Par konda galner
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Lundi 25 février 2008

Il m'arrive parfois de mordre. Même quand on ne me le demande pas. Non, je ne parle pas de ces nuits de claire-lune, où, le poil hirsute, les crocs étincelants, et l'écume aux lèvres, je me mets en quête de ma pitance du soir. Si vous m'avez croisé alors, dans l'un de ces moments de... heu.... relachement de mon être ? je vous prie de m'excuser pour la gêne occasionnée. Si tant est qu'il vous soit encore possible de recevoir une demande de pardon. Mais sinon, oui, parfois je mords consciemment, tantôt avec l'approbation de la victime, tantôt parce qu'elle le souhaite inconsciemment, tantôt enfin, à l'improviste. Suis je à blâmer pour autant, et à lapider sur l'autel de la compassion, avec les trames d'une hypocrisie lattente qui se dessinent en filigrane dans un grand élan de guimauve ? Je ne sais pas, il y a quelquechose qui me dit au fond de moi qu'une baffe sonnant un désaccord est souvent plus salvatrice qu'un "Allez, va, j'te comprends, ca ira mieux demain" faussement compatissant,  alors que le véritable fil de la pensée se dépeind plus sur une toile de mise à l'épreuve nerveuse, lutte interne entre la patience s'effilochant et l'heure qui tourne, marquant immanquablement le début de l'épisode prochain des feux de l'amour à la télé, et celui qu'il ne faut surtout pas manquer parce que John va apprendre que Suzie a connu Georges avant lui, et c'est un drame qui va remettre en question l'héritage de son petit fils, car depuis que Peter a disparu il y a 45 épisode, on ne retrouve plus le testament faisant d'Armand, le demi beau frère par seconde alliance de l'oncle du voisin, le détenteur de l'honneur de la famille : le moulage de carbonite d'Harrisson Ford dans l'Empire contre-attaque.

J'exprime même une certaine violence dans mes propos ("Oh ? Déconne ? Tu nous l'aurais pas dit qu'on l'aurait jamais su", oui, je sais....) lorsqu'un de mes proches, à mon (humble ? mouahahahahhahaha........ C'est comme dans les formulaires : rayez les mentions inutiles...) avis, se plante complètement. Pas souvent facile à encaisser, peu le font, en vérité. Ceux là, par contre, je les suivrai jusqu'en Enfer, quitte même à aller les chercher. Comme disait Rafiki à Simba, il suffit de passer l'épreuve des bosses ! ;)

Parfois, aussi, et aux mêmes, ils m'arrivent de m'ouvrir totallement et de laisser sourdre ce que je ressens dans les replis de mon âme. A ceux là, j'offre ce que je suis sans retenu, dans ces rares moments, qu'ils soient présents, ou passés. Parfois se font ils l'écho de souvenirs sybillins, pourtant, je ne les oublie pas. 
Certains soirs je les regarde, en ma mémoire, et leur rend hommage, car pour le peu que je puisse être, je dois bien m'incliner pour leur dire - et Dieu sait que j'ai du mal à courber l'échine - ce sont eux qui m'ont fait, et parfois porté sans même le savoir.

A ceux qui peuplent mon univers, qu'ils soient fantômes ou êtres de chair.

(Promis, y'en aura pas beaucoup des comme ça, je remets mon manteau de cynisme, et me calfeutre sous ma cape sarcastique... Nan mais oh, faudrait pas déconner non plus.... Enfin, pas trop longtemps du moins.... )

Par konda galner
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